vendredi 1 mai 2015

Mini-découpages FOX-BOY T.2

Ce que je vous montre aujourd'hui n'est pas très tape-à-l'oeil , genre belle planche en couleur, mais relève plutôt de l'épluchure de cuisine, qui est pourtant le coeur de notre métier de raconteur : le story-board !

Précision : Fox-Boy 2 contiendra 2 histoires.

La première "La Bête du Sancy" est terminée depuis quelques semaines, et remplira un tiers de l'album. J'en ai montré la construction d'une planche ici.

Depuis lors, je me suis concentré sur l'écriture du script de la seconde aventure "Angle Mort" (qui sera aussi le titre de ce deuxième tome).

Cette écriture ( qui compte 13 feuillets au premier jet) sera suivi de dizaines de réécritures, ajouts et allègements divers, pour en arriver deux semaines après à une version resserrée à 6 pages. La lecture des dialogues à haute voix est alors nécessaire pour "visualiser" la pièce se jouer dans ma tête, sans accroche, et laisser des plans s'inviter dans la tête, autant d'idées de mise en scène pour les pages à venir.

Long, riche, et épuisant.

De ce script taillé à l'os, j'ai donc tiré des "thumbnails" (litt. : Ongle de pouce) terme qui désigne de toutes petites images, dans lesquelles on découpe des pages de BD (ou des illustrations) en allant à l'ESSENTIEL ! Pas de détails possible, du fait de la taille minuscule. Contrainte productive, et bon exercice pour tester la place que va prendre un récit en terme de pagination.

A ce jour (1er mai), il me reste 50 pages couleur à réaliser de but en blanc, en 4 mois, pour être dans les bacs en octobre, et raconter ce qui sera le coeur de l'album, autant que la véritable mise à feu du personnage.

Pour vous donner une idée, voici la page où sont regroupés 28 de ces précieux "thumbnails". La pièce de 20 cts n'est là que pour vous figurer l'échelle.




A noter : je "découpe" les pages (disposition des cases, et des dialogues à l'intérieur de celles-ci) deux par deux, Car "l'unité de vision" du lecteur n'est pas la simple planche, mais bien deux planches (celles qu'il a sous les yeux en tournant la page).

Dans la mesure du possible, il faut donc faire en sorte, qu'il n'y ait pas d'élément trop "fort" sur la planche positionnée à droite dans le livre imprimé (genre splash page, ou explosion)- exception faite de la toute première d'une histoire, évidemment (forcément à droite).

Garder à l'esprit de quel côté une page sera imprimé permet aussi de programmer une spécialité des comics : Des double-pages (quand le récit s'y prête, of course).

Et maintenant... Au boulot !